Questions après une prothèse de genou

Questions après une prothèse de genou

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Préparation au parcours préopératoire

Que se passe-t-il lors de la consultation préopératoire ?

Lors de cette consultation, le chirurgien confirme l'indication de la prothèse, examine votre genou et répond à vos questions. Un bilan radiologique récent, des examens biologiques et une consultation d'anesthésie complètent l'évaluation. Vous recevez également les documents du parcours RAAC (Recovering After Ambulatory Care) de la Clinique Tivoli-Ducos à Bordeaux.

Quels examens dois-je réaliser avant l'opération ?

Un bilan sanguin standard, un électrocardiogramme et parfois une radiographie du thorax sont prescrits. Une consultation d'anesthésie est obligatoire pour évaluer les risques et choisir la technique anesthésique adaptée. Des examens complémentaires peuvent être demandés selon votre état de santé.

Dois-je arrêter mes médicaments avant l'intervention ?

Certains médicaments, notamment les anticoagulants et l'aspirine, doivent être arrêtés ou adaptés sous le contrôle de votre médecin traitant et de l'anesthésiste. Ne modifiez jamais votre traitement sans avis médical. Apportez la liste complète de vos médicaments le jour de l'admission.

Faut-il se faire vacciner ou traiter une infection avant l'opération ?

Toute infection active (dentaire, urinaire, cutanée) doit être traitée avant la pose de prothèse pour limiter le risque d'infection prothétique. Un contrôle dentaire est recommandé dans les mois précédant l'intervention. Signalez toute fièvre ou infection en cours à votre chirurgien.

Qu'est-ce que le parcours RAAC proposé à l'Institut du Genou ?

Le parcours RAAC (Recovering After Ambulatory Care) vise une récupération accélérée après prothèse de genou : préparation optimisée, anesthésie adaptée, mobilisation précoce et gestion multimodale de la douleur. Ce protocole, appliqué à la Clinique Tivoli-Ducos, permet une hospitalisation courte et un retour à domicile sécurisé dans la majorité des cas.

En quoi la chirurgie robot-assistée MAKO® change-t-elle la préparation ?

La planification MAKO® repose sur un scanner préopératoire du genou qui permet une modélisation 3D personnalisée. Le robot assiste le chirurgien pour une coupe osseuse et un positionnement prothétique plus précis. La préparation reste identique au parcours classique, avec un examen d'imagerie supplémentaire programmé à l'avance.

Comment me préparer physiquement avant l'opération ?

Maintenir une activité physique adaptée, renforcer le quadriceps et optimiser votre poids améliore la récupération postopératoire. Arrêtez le tabac si possible, car il retarde la cicatrisation et augmente les risques thromboemboliques. Des séances de préparation à la marche avec cannes anglaises peuvent être proposées par le kinésithérapeute.

Que dois-je apporter le jour de l'admission ?

Prévoyez votre carte vitale, votre carte de mutuelle, la liste de vos médicaments et vos examens préopératoires. Apportez des vêtements amples, des chaussures fermées antidérapantes et vos cannes anglaises si vous en possédez déjà. Laissez bijoux, objets de valeur et vernis à ongles à domicile.

Organisation de la convalescence

Comment organiser mon retour à domicile après l'opération ?

Anticipez l'aménagement de votre domicile : retirer les tapis, installer des barres d'appui dans la salle de bain et prévoir un lit au rez-de-chaussée si possible. Identifiez une personne de confiance pour vous accompagner les premiers jours. Le parcours RAAC prévoit un retour à domicile dans la grande majorité des cas.

Dois-je prévoir un centre de rééducation après la prothèse ?

La plupart des patients rentrent directement à domicile avec un suivi kinésithérapique ambulatoire. Un séjour en centre de rééducation n'est envisagé que si votre situation personnelle ou médicale le justifie (isolement, escaliers, comorbidités). Cette organisation est définie avec l'équipe soignante avant la sortie.

Quel matériel dois-je prévoir à la maison ?

Des cannes anglaises (souvent prêtées à l'hôpital), un surélévateur de WC, une chaise de douche et des bas de contention sont fréquemment nécessaires. Un cold pack ou des poches de glace facilitent la gestion du gonflement. L'équipe paramédicale vous remet une liste personnalisée lors de la consultation préopératoire.

Comment organiser la kinésithérapie à domicile ?

Des séances de kinésithérapie à domicile sont prescrites dès la sortie, généralement dès le lendemain ou le surlendemain. Prenez contact avec un kinésithérapeute avant l'opération pour garantir une prise en charge rapide. Le nombre de séances est adapté à votre progression et à vos objectifs fonctionnels.

Puis-je être seul chez moi après la prothèse de genou ?

Il est fortement recommandé de ne pas rester seul les premiers jours après la sortie. Une aide est utile pour les repas, les déplacements et la surveillance de la cicatrice. Si vous vivez seul, anticipez l'aide d'un proche ou envisagez un retour temporaire chez un membre de la famille.

Dois-je anticiper des aménagements alimentaires ou des courses ?

Préparez des repas congelés ou demandez à un proche de faire vos courses avant l'admission. Le jour de l'opération, le jeûne est obligatoire ; prévoyez également des collations légères pour le retour à domicile. Hydratez-vous bien dans les jours précédant l'intervention, sauf contre-indication médicale.

Comment gérer les démarches administratives avant l'opération ?

Vérifiez votre prise en charge auprès de votre mutuelle et transmettez les documents demandés par la Clinique Tivoli-Ducos. Prévenez votre employeur si un arrêt de travail est nécessaire après l'opération. Conservez tous les comptes rendus et ordonnances dans un dossier accessible pour le suivi postopératoire.

Le jour J

Depuis quand dois-je jeûner avant l'intervention ?

Le jeûne alimentaire débute généralement six heures avant l'heure prévue de l'intervention : aucun aliment solide ni liquide lacté. L'eau plate est autorisée jusqu'à deux heures avant, sauf instruction contraire de l'anesthésiste. Respectez scrupuleusement ces consignes pour limiter les risques anesthésiques.

À quelle heure dois-je me présenter à la clinique ?

L'heure d'admission vous est communiquée la veille ou quelques jours avant l'intervention. Présentez-vous à la Clinique Tivoli-Ducos à l'heure indiquée, en prévoyant un marges pour le stationnement et l'enregistrement administratif. Un retard peut entraîner le report de l'intervention.

Combien de temps dure l'intervention de prothèse de genou ?

La pose d'une prothèse totale de genou dure en moyenne une à deux heures, selon la complexité du cas et l'utilisation du robot MAKO®. Ce temps inclut l'anesthésie, la préparation stérile et la réveil en salle de surveillance. L'équipe vous informera votre entourage une fois l'intervention terminée.

Quelle anesthésie sera pratiquée le jour de l'opération ?

L'anesthésie est le plus souvent locorégionale (rachianesthésie ou péridurale) complétée par une sédation légère, conformément au protocole RAAC. L'anesthésie générale reste possible selon votre profil médical. Le choix définitif est validé avec l'anesthésiste lors de la consultation préopératoire.

Que se passe-t-il après la salle d'opération ?

Vous êtes surveillé en salle de réveil pendant une à deux heures, puis transféré en chambre. La mobilisation est initiée le jour même, dès que l'anesthésie le permet, avec l'aide des cannes anglaises et du personnel soignant. Un repas léger vous est proposé en fin de journée selon votre état.

Puis-je recevoir des visites le jour de l'opération ?

Les visites sont généralement autorisées en fin de journée, une fois votre état stabilisé. Privilégiez un accompagnant unique pour faciliter la mobilisation et le repos. L'équipe vous indiquera les horaires de visite en vigueur à la Clinique Tivoli-Ducos.

Les premières heures et les premiers jours après l'intervention

Combien de temps vais-je rester hospitalisé ?

Avec le protocole RAAC, la durée d'hospitalisation est en moyenne de un à trois jours pour une prothèse de genou. La sortie est envisagée dès que vous marchez de façon autonome avec les cannes anglaises, que la douleur est contrôlée et que les critères médicaux sont remplis. Chaque patient progresse à son rythme.

Vais-je rentrer directement chez moi ou en centre de rééducation ?

Dans plus de 90 % des cas, le retour se fait directement à domicile avec kinésithérapie ambulatoire. Un centre de rééducation n'est proposé que si votre autonomie à domicile est insuffisante ou si des facteurs médicaux ou sociaux le justifient. La décision est prise conjointement avec l'équipe médicale avant la sortie.

Quand vais-je pouvoir me lever après l'opération ?

La levée est encouragée le jour même de l'intervention, dès que l'anesthésie locorégionale le permet, généralement dans les six à huit heures suivant l'opération. Un membre de l'équipe soignante vous accompagne pour les premiers pas avec les cannes anglaises. Cette mobilisation précoce est un pilier du protocole RAAC.

Vais-je marcher dès le premier jour ?

Oui, la marche avec cannes anglaises est initiée le jour de l'opération, sur une distance courte et adaptée à votre état. L'appui complet sur le genou opéré est autorisé sauf contre-indication spécifique. Vous serez guidé sur la technique de marche et les consignes de sécurité.

Est-ce normal d'avoir un genou gonflé après l'opération ?

Un gonflement modéré du genou et de la cheville est tout à fait normal les premières semaines. Il reflète la réaction inflammatoire postopératoire et diminue progressivement avec le repos surélevé, la glace et la compression. Un gonflement persistant ou en augmentation doit être signalé à votre chirurgien.

Combien de temps le genou restera-t-il gonflé ?

Le gonflement est le plus marqué les deux premières semaines, puis diminue progressivement sur six à douze semaines. Des épisodes de gonflement modéré peuvent survenir après les séances de kinésithérapie ou une journée plus active. La glace, l'élévation et le port de bas de contention accélèrent la résorption.

Est-ce normal d'avoir des bleus autour du genou ?

Des ecchymoses ( bleus ) sur le genou, la jambe ou parfois la cheville sont fréquentes et sans gravité. Elles apparaissent dans les jours suivant l'opération et s'estompent en deux à trois semaines. Leur extension vers le bas est liée à la gravité et ne signifie pas une complication.

Est-ce normal d'avoir une sensation de chaleur dans le genou ?

Une sensation de chaleur locale est normale pendant les premières semaines, liée à l'inflammation postopératoire. Elle s'accompagne parfois d'une légère rougeur autour de la cicatrice. En revanche, une chaleur intense associée à une fièvre ou un gonflement important doit faire consulter.

Est-ce normal d'avoir une raideur du genou ?

Une raideur articulaire est attendue au début, en rapport avec l'oedème, la douleur et la cicatrisation des tissus. Elle diminue progressivement grâce à la kinésithérapie et aux exercices de mobilisation. Un suivi régulier permet de prévenir les raideurs persistantes.

Pourquoi mon genou semble-t-il bloqué au début ?

La sensation de blocage est souvent due au gonflement intra-articulaire et à la rétraction des tissus mous, plutôt qu'à un véritable blocage mécanique. Les exercices de flexion-extension guidés par le kinésithérapeute permettent de retrouver progressivement l'amplitude. Signalez toute limitation majeure lors des consultations de contrôle.

Vais-je avoir un drain ?

Un drain redon peut être laissé en place au sortir du bloc pour limiter l'hématome. S'il est présent, il est retiré en général dans les 24 à 48 heures suivant l'opération. Son absence ne signifie pas une prise en charge différente : la décision dépend du geste chirurgical.

Quand sera retiré le pansement ?

Le pansement est renouvelé par les soignants pendant l'hospitalisation, puis retiré à la sortie ou lors de la première visite de contrôle. La cicatrice doit rester propre et sèche ; un pansement de protection peut être maintenu quelques jours si nécessaire. Les consignes précises vous sont remises à la sortie.

Quand pourrai-je prendre une douche ?

La douche est généralement autorisée dès que la cicatrice est étanche, souvent 48 à 72 heures après l'opération selon le type de fermeture cutanée. Utilisez une chaise de douche et un tapis antidérapant pour limiter les chutes. Séchez délicatement la cicatrice sans la frotter.

La douleur après prothèse de genou

Est-ce que je vais avoir mal après la pose de la prothèse ?

Une douleur modérée à modérément intense est normale les premiers jours après la pose de prothèse. Le protocole RAAC prévoit une prise en charge antalgique multimodale pour la limiter dès le bloc opératoire. La douleur diminue nettement au fil des semaines avec la rééducation.

Quelle intensité de douleur est normale ?

Les premiers jours, une douleur évaluée entre 3 et 6 sur 10 au repos est fréquente, avec des pics lors de la mobilisation. La douleur doit être suffisamment contrôlée pour permettre le sommeil, la marche et les exercices de kinésithérapie. Signalez toute douleur insupportable malgré les antalgiques.

Comment la douleur va-t-elle être contrôlée ?

La gestion de la douleur repose sur une approche multimodale : anesthésie locorégionale, antalgiques par voie intraveineuse puis orale, anti-inflammatoires si autorisés et glace locale. Cette stratégie, intégrée au parcours RAAC, vise à limiter les opioïdes et favoriser une récupération rapide.

Quels médicaments vais-je prendre contre la douleur ?

Vous recevrez une ordonnance personnalisée incluant généralement du paracétamol, un anti-inflammatoire si votre état le permet, et un antalgique de palier II (tramadol ou codéine) pour les pics douloureux. Respectez les posologies et les durées prescrites. Ne mélangez pas de médicaments sans avis médical.

Combien de temps dure la douleur après une prothèse de genou ?

La douleur aiguë diminue significativement en deux à quatre semaines. Des gênes modérées peuvent persister jusqu'à trois à six mois, surtout lors d'efforts ou en fin de journée. Une amélioration continue est attendue grâce à la rééducation et à la consolidation de la prothèse.

La douleur nocturne est-elle normale ?

Des réveils nocturnes liés à la douleur sont fréquents la première quinzaine. Surélevez le membre, appliquez de la glace et prenez l'antalgique de nuit prescrit si nécessaire. Si la douleur nocturne persiste au-delà de six semaines sans amélioration, consultez votre chirurgien.

Quand la douleur diminue-t-elle significativement ?

Une nette amélioration est habituellement constatée entre la deuxième et la quatrième semaine. À trois mois, la majorité des patients décrit une douleur légère ou absente au repos. La progression varie selon l'âge, la condition physique préopératoire et l'assiduité à la rééducation.

Faut-il s'inquiéter d'une douleur persistante ?

Une douleur qui s'améliore progressivement est rassurante. En revanche, une douleur qui augmente après une période d'amélioration, une douleur au repos intense ou une douleur associée à de la fièvre doit être évaluée rapidement. N'hésitez pas à contacter l'Institut du Genou en cas de doute.

Peut-on avoir encore mal plusieurs mois après ?

Des sensations de gêne, de raideur ou de douleur modérée à l'effort peuvent persister jusqu'à six à douze mois. Cela fait partie du processus de récupération des tissus mous. Si la douleur limite vos activités quotidiennes au-delà de six mois, un contrôle clinique est indiqué.

Quelle différence entre douleur normale et douleur anormale ?

La douleur normale est progressive, liée à la mobilisation et diminue avec les antalgiques et la glace. Une douleur anormale est soudaine, intense au repos, associée à de la fièvre, un gonflement important ou une rougeur croissante. En cas de doute, contactez votre chirurgien ou les urgences.

Le gonflement et l'œdème

Pourquoi mon genou gonfle-t-il ?

Le gonflement (oedème) résulte de l'inflammation postopératoire, des manipulations chirurgicales et de la reprise de l'appui. Il est accentué en fin de journée et diminue avec le repos surélevé. C'est un signe de cicatrisation normal qui s'améliore progressivement sur plusieurs semaines.

Comment réduire le gonflement ?

Combinez repos avec surélévation du membre, application de glace (15 à 20 minutes, plusieurs fois par jour), port de bas de contention et marche modérée. Évitez de rester longtemps immobile assis, ce qui favorise l'oedème de la cheville. La kinésithérapie avec drainage manuel aide également.

Faut-il mettre de la glace ?

Oui, la cryothérapie est recommandée les premières semaines pour limiter l'oedème et la douleur. Appliquez une poche de glace enveloppée dans un linge sur le genou, 15 à 20 minutes, trois à quatre fois par jour. Ne posez jamais la glace directement sur la peau.

Combien de temps par jour appliquer la glace ?

Trois à quatre séances de 15 à 20 minutes par jour suffisent en général les deux premières semaines. Espacez les applications d'au moins une heure pour ne pas irriter la peau. Réduisez progressivement la fréquence à mesure que le gonflement diminue.

Faut-il porter une contention ?

Le port de bas ou chaussettes de contention classe II est recommandé pendant plusieurs semaines pour limiter l'oedème et prévenir la phlébite. Enfilez-les le matin au lever et portez-les toute la journée. L'équipe soignante vous indique la durée exacte adaptée à votre situation.

Le gonflement en bas de la jambe est-il normal ?

Un oedème de la cheville et du pied est fréquent, lié à la gravité et à la diminution temporaire de la circulation veineuse. Surélevez le membre et poursuivez le port de contention. Si le gonflement est unilatéral, douloureux et associé à une chaleur localisée, consultez en urgence.

Quand le gonflement doit-il m'inquiéter ?

Consultez si le gonflement augmente brutalement, s'accompagne de fièvre, de rougeur intense ou de douleur disproportionnée. Un gonflement persistant au-delà de trois mois sans amélioration mérite également un avis médical. Ces signes peuvent orienter vers une infection, une phlébite ou un hémarthrose.

La prévention de la phlébite

Qu'est-ce qu'une phlébite ?

La phlébite est la formation d'un caillot sanguin dans une veine, le plus souvent au niveau de la jambe. Après une prothèse de genou, l'immobilisation relative et la chirurgie augmentent ce risque. Une phlébite profonde peut se compliquer d'une embolie pulmonaire, d'où l'importance de la prévention.

Comment prévenir la phlébite ?

La prévention combine mobilisation précoce, port de bas de contention, exercices de flexion-extension de la cheville et anticoagulants injectables ou oraux prescrits à la sortie. Levez-vous régulièrement et évitez les longues périodes assises. Le protocole RAAC intègre ces mesures dès l'hospitalisation.

Dois-je porter des bas de contention ?

Oui, les bas de contention sont prescrits systématiquement après prothèse de genou pour favoriser le retour veineux. Portez-les pendant la journée, retirés la nuit sauf avis contraire. Remplacez-les tous les six mois ou dès qu'ils perdent leur élasticité.

Combien de temps porter les bas de contention ?

La durée habituelle est de quatre à six semaines, parfois prolongée selon votre profil de risque thromboembolique. Votre chirurgien ou l'anesthésiste adapte cette durée en fonction de vos antécédents. Ne les arrêtez pas sans avis médical.

Quels sont les signes d'une phlébite ?

Recherchez une douleur molletière, un gonflement asymétrique de la jambe, une chaleur localisée ou une veine apparente et douloureuse. Une douleur thoracique, un essoufflement soudain ou une toux avec expectorations sanglantes évoquent une embolie pulmonaire : appelez le 15 immédiatement.

Dois-je prendre des anticoagulants ?

Des injections d'héparine ou un anticoagulant oral sont prescrits à la sortie pour la plupart des patients, pendant deux à six semaines. Administrez-les aux horaires indiqués et respectez les dates de prise de sang si demandées. Signalez tout saignement anormal ou ecchymose importante.

La cicatrice

À quoi ressemblera ma cicatrice ?

La cicatrice est le plus souvent située en regard de la face antérieure du genou, verticale, d'environ 10 à 15 cm. Elle est légèrement rouge et surélevée les premières semaines, puis s'aplanit et pâlit progressivement sur six à douze mois. Chaque peau cicatrise à son rythme.

Quand les fils ou agrafes seront-ils retirés ?

Les agrafes ou points de suture cutanée sont retirés en général entre le 12e et le 15e jour postopératoire, par votre médecin traitant ou le chirurgien. Des fils résorbables peuvent ne pas nécessiter de retrait. Respectez la date de consultation indiquée sur votre ordonnance de sortie.

Comment prendre soin de la cicatrice ?

Lavez la cicatrice à l'eau et au savon doux, séchez par tamponnement et laissez-la à l'air libre autant que possible. Ne grattez pas les croûtes et évitez les produits irritants non prescrits. Surveillez l'apparition de rougeur, suintement ou odeur anormale.

La cicatrice peut-elle s'infecter ?

Le risque d'infection de la cicatrice est faible mais existe. Les signes d'alerte sont une rougeur croissante, un suintement purulent, une fièvre ou une douleur intense au repos. En cas de doute, consultez rapidement votre chirurgien ou les urgences.

Que faire en cas de rougeur autour de la cicatrice ?

Une légère rougeur proche de la cicatrice est normale les premiers jours. Si la rougeur s'étend, s'accompagne de chaleur, de gonflement ou de fièvre, contactez votre chirurgien sans attendre. Une photo de la cicatrice peut aider l'équipe à évaluer la situation à distance.

Quand pourrai-je mettre de la crème sur la cicatrice ?

Attendez que la cicatrice soit complètement fermée et les fils retirés, soit environ deux à trois semaines. Appliquez ensuite une crème hydratante ou un gel de silicone si recommandé par votre chirurgien. Massez délicatement la cicatrice en mouvements circulaires.

Est-ce normal que la cicatrice soit rouge ?

Une cicatrice rouge ou rosée est normale pendant les trois à six premiers mois. Elle s'éclaircit progressivement sur un à deux ans. Une rougeur s'étendant au-delà de la cicatrice ou associée à une fièvre doit être évaluée.

Combien de temps mettra la cicatrice à cicatriser ?

La cicatrisation cutanée est achevée en six à huit semaines, mais le remodelage complet de la cicatrice dure douze à vingt-quatre mois. La cicatrice s'aplanit et pâlit progressivement. Protégez-la du soleil pendant cette période.

La cicatrice va-t-elle disparaître ?

La cicatrice ne disparaît pas totalement mais devient généralement discrète, fine et de couleur proche de la peau environnante après un à deux ans. Un massage régulier et la protection solaire améliorent l'aspect esthétique final.

Faut-il protéger la cicatrice du soleil ?

Oui, évitez l'exposition directe au soleil sur la cicatrice pendant au moins un an. Appliquez une crème solaire indice 50 si la cicatrice est visible. Le soleil peut pigmenter durablement une cicatrice récente et la rendre plus visible.

La marche et l'appui

Quand pourrai-je marcher normalement ?

La marche avec cannes anglaises débute le jour de l'opération et progresse rapidement la première semaine. Une marche fluide sans aide est souvent possible entre la quatrième et la sixième semaine. Le retour à une marche « normale » sans boiterie se fait progressivement sur deux à trois mois.

Combien de temps devrai-je utiliser des cannes anglaises ?

Les cannes anglaises sont utilisées en général deux à quatre semaines, selon votre confiance et votre équilibre. Passez progressivement à une seule canne avant de marcher sans aide. Votre kinésithérapeute vous guide dans le sevrage des cannes anglaises.

Puis-je m'appuyer complètement sur le genou opéré ?

L'appui complet est autorisé dès le premier jour sauf consigne contraire spécifique à votre cas. Appuyez d'abord sur la jambe opérée avec les cannes anglaises en appui, puis progressez vers un appui sans aide. Évitez les appuis rotatoires ou sur terrain instable les premières semaines.

Quelle est la bonne technique de marche avec les cannes anglaises ?

Avancez d'abord la canne anglaise du côté opéré, puis le genou opéré, enfin la jambe saine et la seconde canne. Maintenez le buste droit et regardez devant vous, pas vos pieds. Votre kinésithérapeute corrige votre démarche dès les premières séances.

Combien de pas puis-je faire par jour au début ?

Les premiers jours, quelques dizaines de mètres plusieurs fois par jour suffisent. Augmentez progressivement la distance selon votre fatigue et votre douleur, sans viser un quota précis. La marche régulière et modérée est préférable à une longue marche unique épuisante.

Quand pourrai-je monter et descendre les escaliers ?

L'apprentissage des escaliers débute en hospitalisation, avec la technique « bonne jambe en premier à la montée, jambe opérée en premier à la descente ». Chez vous, montez l'escalier si nécessaire dès la sortie, avec prudence et cannes anglaises. L'autonomie complète est généralement acquise en deux à trois semaines.

Dois-je porter une attelle ou une orthèse ?

Une attelle de genou n'est pas systématique après prothèse totale de genou. Elle peut être prescrite temporairement en cas de laxité ligamentaire ou pour favoriser l'extension la nuit. Suivez les consignes personnalisées remises à la sortie.

Quand pourrai-je marcher sans aide ?

La marche sans cannes anglaises est envisageable lorsque vous êtes stable, sans douleur majeure et capable de supporter tout votre poids sur le genou opéré. Cela intervient en moyenne entre la quatrième et la sixième semaine. Progressez par paliers en réduisant d'abord à une seule canne.

Comment éviter les chutes ?

Supprimez les tapis, éclairez bien votre domicile et portez des chaussures fermées et stables. Utilisez les cannes anglaises aussi longtemps que nécessaire et levez-vous lentement pour éviter les étourdissements. Ne marchez pas en rotation sur le genou opéré les premières semaines.

Puis-je utiliser un déambulateur ?

Le déambulateur peut être utilisé les tout premiers jours si les cannes anglaises sont difficiles à maîtriser, notamment chez les patients âgés ou peu autonomes. Il est rapidement remplacé par les cannes anglaises, plus adaptées à la reprise de la marche normale. Votre kinésithérapeute vous oriente vers le meilleur dispositif.

Quand pourrai-je marcher sur des terrains inégaux ?

Les terrains plats et réguliers sont privilégiés les six premières semaines. Marchez prudemment sur gravier, herbe ou pavés à partir du deuxième mois, en portant des chaussures adaptées. Progressez graduellement pour retrouver votre confiance et votre équilibre.

La marche en extérieur est-elle recommandée dès le début ?

La marche en extérieur est encouragée dès que vous êtes autonome, pour le moral et la récupération fonctionnelle. Choisissez des parcours plats et courts au début, par temps sec. Évitez les conditions glissantes et les fortes chaleurs qui favorisent le gonflement.

La rééducation

Quand commence la rééducation ?

La rééducation débute dès le jour de l'opération en hospitalisation, avec les premiers exercices de mobilisation et de marche. Elle se poursuit à domicile dès la sortie, le lendemain ou le surlendemain. La régularité des séances conditionne la qualité du résultat fonctionnel.

Où se déroule la rééducation ?

Les séances ont lieu à domicile (kinésithérapie à domicile) dans la majorité des cas, conformément au parcours RAAC. Un suivi en cabinet peut compléter la prise en charge selon vos besoins. Un séjour en centre de rééducation n'est proposé que si nécessaire.

Combien de séances de kinésithérapie seront nécessaires ?

Environ 20 à 30 séances sont prescrites sur deux à trois mois, renouvelables si besoin. La fréquence est de trois à cinq séances par semaine les premières semaines, puis progressivement réduite. L'objectif est l'autonomie dans un programme d'exercices à domicile.

Quels exercices dois-je faire à la maison ?

Votre kinésithérapeute vous enseigne des exercices de flexion-extension, de renforcement du quadriceps, de glissement talon-fesse et de proprioception. Pratiquez-les quotidiennement, en plusieurs courtes sessions plutôt qu'une seule longue séance. La régularité prime sur l'intensité.

Comment améliorer la flexion du genou ?

Les exercices de flexion active et passive, le vélo d'appartement sans résistance et le glissement talon vers la fesse favorisent la flexion. Effectuez les mouvements dans la douleur acceptable, sans forcé brutal. L'objectif est d'atteindre au moins 110 à 120 degrés de flexion.

Comment améliorer l'extension du genou ?

L'extension complète est essentielle pour une marche fluide. Exercices en décubitus avec surélévation du talon, contraction du quadriceps et parfois attelle d'extension nocturne sont prescrits. Signalez toute difficulté à tendre complètement le genou à votre kinésithérapeute.

Quand pourrai-je plier le genou à 90 degrés ?

Une flexion à 90 degrés est généralement atteinte entre la première et la deuxième semaine avec la rééducation quotidienne. Ce seuil permet les activités de base comme s'asseoir confortablement. Continuez les exercices pour progresser au-delà.

Quand pourrai-je plier le genou à 120 degrés ?

Une flexion de 120 degrés est un objectif courant à six à douze semaines. Elle permet la plupart des activités quotidiennes, y compris monter des escaliers et s'asseoir en position basse. La progression dépend de votre souplesse préopératoire et de l'assiduité à la rééducation.

La rééducation est-elle douloureuse ?

Des sensations d'inconfort ou de douleur modérée pendant les exercices sont normales et attendues. La douleur doit rester tolerable et ne pas s'aggraver durablement après la séance. Communiquez avec votre kinésithérapeute pour adapter l'intensité des exercices.

Que faire si je n'arrive pas à progresser ?

Des phases de plateau sont fréquentes, surtout autour de la troisième semaine. Persistez dans les exercices quotidiens et discutez avec votre kinésithérapeute des adaptations possibles. Si la raideur persiste au-delà de six semaines, un contrôle avec votre chirurgien est recommandé.

Faut-il continuer la rééducation après les séances prescrites ?

Oui, le maintien d'une activité physique régulière (marche, vélo, natation, renforcement) est recommandé à long terme. Les exercices de renforcement du quadriceps protègent la prothèse et améliorent le confort. Votre kinésithérapeute peut vous proposer un programme d'entretien.

Quel est le rôle du vélo d'appartement ?

Le vélo d'appartement sans résistance est un excellent outil de mobilisation et de renforcement dès que la flexion le permet, généralement à partir de la deuxième semaine. Commencez avec le selle surélevé et progressez en baissant progressivement la hauteur. Pédalez d'abord sans résistance.

La natation est-elle autorisée en rééducation ?

La natation est autorisée une fois la cicatrice complètement cicatrisée, en général après trois à quatre semaines. La brasse et le crawl sont bien tolérés ; évitez le papillon qui sollicite fortement le genou. Commencez par la marche aquatique si disponible.

Quand pourrai-je arrêter les exercices de rééducation ?

Les séances encadrées s'arrêtent en général entre le deuxième et le troisième mois, lorsque vous avez atteint vos objectifs fonctionnels. Maintenez néanmoins une activité physique régulière par la suite. L'arrêt complet de toute activité n'est pas recommandé.

La vie quotidienne

Quand pourrai-je conduire ?

La reprise de la conduite automobile est possible lorsque vous marchez sans cannes anglaises et réagissez correctement au freinage, en général entre quatre et six semaines pour un véhicule à boîte automatique. Pour une boîte manuelle, comptez six à huit semaines. Vérifiez auprès de votre assureur les conditions de reprise.

Quand pourrai-je reprendre le travail ?

Pour un travail sédentaire, la reprise est possible entre trois et six semaines. Pour un travail physique ou nécessitant de longues stations debout, comptez deux à trois mois. Adaptez votre reprise avec votre employeur et votre médecin du travail si nécessaire.

Puis-je prendre l'avion ?

Le voyage en avion est possible dès la deuxième ou troisième semaine pour les vols courts, en portant vos bas de contention et en vous levant régulièrement. Pour les vols longs, attendez quatre à six semaines et consultez votre chirurgien. Hydratez-vous et effectuez des exercices de cheville pendant le vol.

Quand pourrai-je dormir du bon côté ?

Dormir sur le côté opéré est possible dès que la douleur le permet, généralement à partir de la deuxième ou troisième semaine. Placez un coussin entre les genoux pour le confort. Dormir sur le dos ou le côté sain reste préférable les premières semaines.

Puis-je dormir sur le ventre ?

Dormir sur le ventre est possible lorsque la flexion du genou le permet et que la cicatrice est cicatrisée, en général après trois à quatre semaines. Protégez la cicatrice avec un coussin si nécessaire. Adoptez la position la plus confortable pour votre sommeil.

Quand pourrai-je prendre un bain ?

Le bain est déconseillé tant que la cicatrice n'est pas complètement cicatrisée, soit environ trois semaines. La douche est autorisée bien avant. Une fois la cicatrice fermée, le bain est possible en évitant les bains trop chauds qui favorisent le gonflement.

Puis-je jardiner ?

Le jardinage léger ( arrosage, petits pots ) est possible à partir du deuxième mois. Évitez les positions agenouillées, le travail en flexion prolongée et le port de charges lourdes jusqu'à trois mois. Portez des genouillères de protection si vous devez vous agenouiller occasionnellement.

Puis-je faire le ménage ?

Les tâches ménagères légères sont possibles progressivement à partir de la troisième semaine. Évitez de passer l'aspirateur, de nettoyer les sols à genoux ou de porter des charges lourdes les deux premiers mois. Demandez de l'aide pour les tâches exigeantes.

Puis-je porter des charges lourdes ?

Limitez le port de charges à moins de 5 kg les six premières semaines. Progressez ensuite graduellement sans dépasser 10 à 15 kg avant trois mois. Évitez les charges lourdes en flexion du genou, qui sollicitent excessivement la prothèse.

Puis-je avoir des rapports sexuels ?

La reprise des rapports sexuels est possible dès que la douleur le permet, généralement après deux à quatre semaines. Privilégiez des positions confortables qui ne sollicitent pas excessivement le genou en flexion ou rotation. Communiquez avec votre partenaire et progressez à votre rythme.

Puis-je m'asseoir sur des chaises basses ?

Les chaises basses et les canapés profonds sont difficiles les premières semaines en raison de la raideur. Utilisez un rehausseur de siège et des accoudoirs pour faciliter les levers. À mesure que la flexion progresse, vous retrouverez une autonomie confortable vers le deuxième mois.

Puis-je voyager ?

Les voyages courts sont possibles dès la troisième semaine si vous êtes autonome et que la cicatrice cicatrise bien. Pour les voyages longs, prévoyez vos bas de contention, vos antalgiques et des pauses de marche régulières. Consultez votre chirurgien avant un voyage lointain.

Quand pourrai-je reprendre mes activités quotidiennes normales ?

La plupart des activités quotidiennes sont retrouvées entre six semaines et trois mois : courses, cuisine, toilette, sorties. Une autonomie complète sans restriction majeure est attendue vers six mois. Soyez patient et progressez selon les consignes de votre équipe soignante.

La prothèse elle-même

Qu'est-ce qu'une prothèse de genou ?

Une prothèse totale de genou (PTG) remplace les surfaces articulaires usées du fémur, du tibia et de la rotule par des composants en métal et polyéthylène. Elle restaure l'alignement du membre, supprime la douleur d'arthrose et permet la reprise de la marche. Chaque prothèse est adaptée à la morphologie du patient.

Quelle est la durée de vie d'une prothèse de genou ?

La durée de vie moyenne d'une prothèse de genou est de 15 à 20 ans, voire davantage avec les prothèses modernes. L'usure dépend de l'activité physique, du poids corporel et de la qualité de la pose. Un suivi radiologique régulier permet de détecter une usure précoce.

De quoi est faite la prothèse ?

Les composants fémoral et tibial sont le plus souvent en alliage de cobalt-chrome ou de titane. L'insert en polyéthylène ultra-réticulé assure la glisse entre les surfaces. La rotule peut être resurfacée avec un bouton en polyéthylène. Ces matériaux sont biocompatibles et testés depuis des décennies.

Qu'est-ce que la prothèse robot-assistée MAKO® ?

Le robot MAKO® assiste le chirurgien dans la planification et la réalisation des coupes osseuses avec une précision au millimètre près. Un scanner préopératoire permet une implantation personnalisée selon votre anatomie. Cette technologie, utilisée à l'Institut du Genou, vise un meilleur équilibre ligamentaire et une longévité accrue.

La prothèse est-elle adaptée à mon morphologie ?

Oui, la planification préopératoire et le scanner MAKO® permettent de choisir la taille et le positionnement optimaux de chaque composant. Le chirurgien ajuste l'équilibre ligamentaire per-opératoirement. Cette personnalisation améliore la fonction et le confort à long terme.

Peut-on passer les portiques de sécurité ?

Les prothèses de genou modernes ne contiennent généralement pas d'aimant et ne déclenchent pas les portiques de sécurité. Cependant, informez le personnel si vous devez passer un contrôle antimagnetique renforcé. Une carte d'implant vous est remise à la sortie pour justifier la présence de la prothèse.

Faut-il faire un suivi radiologique ?

Un contrôle radiologique est réalisé à trois mois, un an, puis tous les cinq ans ou selon les recommandations de votre chirurgien. Ces radiographies permettent de vérifier le bon positionnement et l'absence d'usure ou de descellement. Conservez vos clichés pour le suivi à long terme.

La prothèse peut-elle se desserrer ?

Le descellement ( desserrage ) est une complication rare, survenant le plus souvent après plusieurs années. Il se manifeste par une douleur progressive au repos ou une modification de la radiographie. Un descellement précoce est exceptionnel avec les ciments et techniques actuels.

Peut-on avoir une révision de prothèse ?

En cas d'usure, de descellement ou d'infection, une chirurgie de révision permet de remplacer les composants usés. Les techniques de révision sont bien codifiées et offrent de bons résultats. Préserver la prothèse par une activité adaptée retarde le recours à une révision.

Y a-t-il un bruit ou un claquement dans le genou ?

Des claquements ou craquements sans douleur sont fréquents et sans gravité, liés au glissement des composants prothétiques. Ils diminuent souvent avec le temps. Un claquement associé à une douleur, un blocage ou un gonflement doit être évalué.

La prothèse est-elle visible ou palpable ?

La prothèse n'est pas visible de l'extérieur. Vous pouvez parfois palper une légère proéminence sur le bord interne ou externe du genou, liée aux composants métalliques. Cette sensation est normale et ne gêne pas la marche ni les activités quotidiennes.

Les situations qui doivent inquiéter

Quand consulter en urgence ?

Consultez aux urgences en cas de douleur thoracique, d'essoufflement brutal, de fièvre au-dessus de 38,5 °C, de gonflement important d'un seul mollet ou de saignement abondant. Ces signes peuvent évoquer une embolie pulmonaire, une infection ou une phlébite. Appelez le 15 en cas de détresse respiratoire.

Quels signes d'infection dois-je surveiller ?

Surveillez une rougeur croissante autour de la cicatrice, un suintement purulent, une fièvre, des frissons ou une douleur au repos qui s'aggrave. Une infection prothétique est une urgence thérapeutique. Contactez rapidement l'Institut du Genou ou les urgences de la Clinique Tivoli-Ducos.

Quand s'inquiéter d'une fièvre ?

Une légère fièvre transitoire les premiers jours peut survenir. Consultez si la fièvre dépasse 38,5 °C, persiste plus de 24 heures ou s'accompagne de frissons et de rougeur cicatricielle. Signalez toute fièvre survenant après un contrôle dentaire ou une infection urinaire.

Quand s'inquiéter d'un gonflement important ?

Un gonflement qui augmente brutalement, rend le genou chaud et douloureux au repos, ou s'accompagne de fièvre, doit être évalué rapidement. Il peut s'agir d'un hémarthrose, d'une infection ou d'une synovite. Un épanchement persistant sans amélioration après six semaines mérite aussi un avis.

Quels signes de phlébite ou d'embolie pulmonaire ?

Phlébite : douleur molletière, gonflement asymétrique, chaleur localisée. Embolie pulmonaire : essoufflement soudain, douleur thoracique, tachycardie, toux avec crachats sanglants. Ces situations sont des urgences vitales : appelez le 15 immédiatement.

Quand s'inquiéter d'une douleur soudaine ?

Une douleur brutale intense, survenant après une chute ou sans cause apparente, peut évoquer une fracture périprothétique ou un descellement. Consultez sans délai. Une douleur qui réapparaît après des mois d'amélioration doit également être investiguée.

Quand consulter pour une raideur excessive ?

Si la flexion reste inférieure à 90 degrés à six semaines malgré la rééducation, ou si l'extension complète n'est pas retrouvée, un contrôle est nécessaire. Un manque de mobilité précoce peut nécessiter une mobilisation sous anesthésie. N'attendez pas pour signaler un plateau.

Que faire en cas de chute ?

Après une chute, vérifiez la cicatrice et l'état du genou ( douleur, déformation, impossibilité d'appuyer ). Consultez aux urgences si la douleur est intense, si vous ne pouvez pas marcher ou si la prothèse semble déplacée. Même sans douleur majeure, informez votre chirurgien dans les jours qui suivent.

Le résultat final

Quels résultats puis-je espérer ?

La grande majorité des patients retrouvent une marche indolore, une bonne mobilité et une nette amélioration de la qualité de vie. Les activités quotidiennes, sociales et sportives modérées sont retrouvées. Le résultat optimal se consolide entre six et douze mois.

Quand serai-je satisfait du résultat ?

Une amélioration significative est ressentie dès les premières semaines. La satisfaction maximale est le plus souvent atteinte entre six et douze mois, lorsque la douleur a disparu et que la mobilité est stabilisée. Soyez patient : la récupération est progressive.

Quel est le taux de satisfaction des patients ?

Plus de 85 à 90 % des patients sont satisfaits ou très satisfaits de leur prothèse de genou à un an. La disparition de la douleur arthrosique et la reprise de la marche sont les bénéfices les plus fréquemment rapportés. Les attentes réalistes et l'assiduité à la rééducation influencent la satisfaction.

Combien de mobilité puis-je récupérer ?

L'objectif est une flexion de 110 à 130 degrés et une extension complète ( 0 degré ). La mobilité finale dépend en partie de votre amplitude préopératoire : un genou très raide avant l'opération récupère parfois moins de flexion. La rééducation assidue optimise le résultat.

Vais-je pouvoir m'agenouiller ?

L'agenouillement est possible pour de nombreux patients mais n'est pas garanti et dépend de la souplesse retrouvée et du confort ressenti. Certains patients préfèrent éviter l'agenouillement direct sur la rotule par précaution. Utilisez un coussin de protection si vous vous agenouillez.

Vais-je oublier que j'ai une prothèse ?

De nombreux patients « oublient » leur prothèse au quotidien après six à douze mois, surtout lors d'activités courantes. Des sensations ponctuelles ( raideur matinale, météo ) peuvent persister sans gêner significativement. Le genou opéré ne sera jamais identique à un genou natif jeune, mais il est fonctionnel et indolore.

Le genou opéré sera-t-il aussi bon que l'autre ?

Le genou prothétique offre une fonction excellente mais diffère du genou naturel : pas de proprioception identique, amplitude parfois légèrement inférieure. Pour la marche, les escaliers et les activités quotidiennes, la grande majorité des patients ne ressentent pas de différence significative. Le genou opéré devient souvent leur genou « préféré » car indolore.

Sport après prothèse de genou

Quand pourrai-je reprendre le sport ?

Les activités sportives douces ( vélo, natation ) reprennent entre six semaines et trois mois. Les sports récréatifs modérés sont envisageables après trois à six mois, selon votre récupération. Validez toujours la reprise avec votre chirurgien lors du contrôle à trois mois.

Quels sports sont autorisés après une prothèse de genou ?

Sont recommandés : marche nordique, vélo, natation, golf, doubles au tennis, ski de fond et activités de renforcement en salle. Ces sports sollicitent modérément la prothèse et améliorent la condition physique. Privilégiez une reprise progressive et écoutez votre genou.

Quels sports sont déconseillés ?

Sont déconseillés les sports à impact élevé ou avec changements de direction brusques : course à pied sur route, sports de combat, football, sports de raquette en simple, ski alpin agressif et sports de contact. Ces activités accélèrent l'usure de la prothèse et augmentent le risque de chute.

Puis-je faire du vélo ?

Le vélo est l'un des sports les mieux tolérés après prothèse de genou. Le vélo d'appartement débute dès la deuxième semaine ; le vélo outdoor est possible à partir du deuxième ou troisième mois. Réglez la hauteur de selle pour une flexion confortable.

Puis-je faire de la natation ?

La natation est autorisée une fois la cicatrice cicatrisée, vers la troisième ou quatrième semaine. Elle est excellente pour la mobilisation et le renforcement sans impact. Évitez le papillon et les poussées explosives sur le mur de la piscine.

Puis-je jouer au golf ?

Le golf est bien toléré et peut reprendre entre trois et six mois. Commencez au practice avec des swings légers et limitez le nombre de trous les premières parties. Portez des chaussures confortables et évitez de frapper dans le sol.

Puis-je faire du ski ?

Le ski alpin de loisir sur pistes faciles peut être envisagé après un an, si votre genou est stable et musclé. Le ski de fond est toléré plus tôt, vers six à neuf mois. Le ski agressif, hors-piste et le freestyle restent déconseillés.

Puis-je courir après une prothèse de genou ?

La course à pied est généralement déconseillée car les impacts répétés accélèrent l'usure du polyéthylène prothétique. Une marche rapide ou le vélo constituent des alternatives cardiovasculaires excellentes. Si la course est indispensable pour vous, discutez-en individuellement avec votre chirurgien.

Puis-je faire de la randonnée ?

La randonnée sur sentiers plats et modérés est possible à partir du troisième mois, avec bâtons de marche pour l'équilibre. Progressez vers des randonnées plus longues et des dénivelés modérés après six mois. Évitez les sentiers techniques avec enjambements ou gros dénivelés les premiers mois.