Arthrose
Quand poser une prothèse de genou ?
Une prothèse de genou peut être discutée lorsque l'arthrose entraîne des douleurs et/ou une gêne fonctionnelle suffisamment importantes pour altérer durablement la vie quotidienne, malgré une prise en charge non chirurgicale adaptée.
La décision ne repose jamais sur une radiographie seule. Elle dépend de la concordance entre les symptômes, l'examen clinique, l'imagerie, le retentissement fonctionnel, les traitements déjà réalisés, la situation médicale du patient et ses attentes.
Quand envisager une prothèse de genou ?
Envisager une prothèse de genou signifie que la chirurgie devient une option raisonnable à discuter, et non qu'elle est automatiquement indiquée. Cette étape intervient le plus souvent lorsque l'arthrose du genou altère de façon durable le quotidien malgré une prise en charge médicale adaptée.
La discussion porte alors sur le rapport entre le retentissement réel de la maladie, les possibilités théutiques encore disponibles et les bénéfices attendus d'une solution prothétique. Il n'existe pas de règle unique valable pour tous les patients.
Quels symptômes comptent dans la décision ?
La décision repose d'abord sur le retentissement fonctionnel et la qualité de vie, plus que sur un simple constat radiologique. Plusieurs dimensions peuvent être prises en compte, selon la situation de chaque patient :
- douleur persistante ou récidivante, parfois majorée à la marche ou à la station debout ;
- gêne fonctionnelle limitant les activités quotidiennes ;
- difficulté à marcher sur une distance habituelle ou à maintenir une activité régulière ;
- difficulté dans les escaliers, pour se relever ou pour certaines tâches courantes ;
- douleurs nocturnes ou réveils liés au genou, lorsqu'ils altèrent le sommeil ;
- raideur, sensation de genou « bloqué » ou diminution progressive de la mobilité ;
- perte d'autonomie ou recours plus fréquent à une canne ;
- déformation du genou ou sensation d'instabilité, lorsqu'elles sont présentes ;
- retentissement sur la vie professionnelle, sociale ou les loisirs.
Une arthrose importante à la radiographie suffit-elle ?
Non. Une arthrose importante visible sur les radiographies ne constitue pas, à elle seule, une indication de prothèse.
Certaines personnes présentent des anomalies radiographiques marquées avec des symptômes relativement limités. À l'inverse, le retentissement fonctionnel peut être important alors que les images ne reflètent pas toujours exactement l'intensité de la gêne ressentie.
La décision doit donc mettre en relation les symptômes, l'examen clinique, l'imagerie, le retentissement sur la vie quotidienne et le contexte du patient. Pour comprendre le diagnostic, les compartiments atteints et la discordance possible entre radio et douleur, consultez la page sur l'arthrose du genou (gonarthrose).
Quels traitements essayer avant une prothèse ?
Avant d'envisager une chirurgie prothétique, une prise en charge non chirurgicale adaptée est habituellement discutée. Elle est ajustée aux symptômes, au retentissement fonctionnel, au poids, aux comorbidités et aux objectifs du patient.
Selon la situation, elle peut inclure l'adaptation des activités, la poursuite d'une activité physique compatible, la kinésithérapie, la prise en charge du poids lorsqu'elle est pertinente, des traitements antalgiques ou anti-inflammatoires selon le contexte médical, des infiltrations lorsque leur indication est retenue, ou encore des aides mécaniques lorsqu'elles sont utiles.
L'absence de bénéfice suffisant après une prise en charge bien conduite et adaptée peut faire partie des éléments conduisant à discuter une prothèse. En revanche, il n'existe pas de liste universelle de traitements « obligatoires » ni de délai identique pour tous les patients.
Pour une vue d'ensemble des options conservatrices, voir la page sur les traitements de la gonarthrose.
Faut-il attendre le plus longtemps possible avant de se faire opérer ?
Non. L'objectif n'est ni d'opérer une arthrose peu symptomatique trop tôt, ni d'imposer une attente jusqu'à une dégradation fonctionnelle extrême sans raison médicale.
La décision dépend du rapport bénéfice/risque, du retentissement réel de l'arthrose, des traitements déjà essayés, de l'évolution des symptômes et des attentes du patient. Attendre n'apporte pas systématiquement un avantage ; repousser indéfiniment une discussion peut parfois laisser persister une gêne importante déjà difficile à vivre.
Existe-t-il un âge idéal pour une prothèse de genou ?
Il n'existe pas d'âge unique qui détermine à lui seul l'indication ou la contre-indication d'une prothèse de genou. L'âge est un élément parmi d'autres.
L'état général, le niveau d'activité, les symptômes, l'autonomie, les attentes, le type d'arthrose et les caractéristiques du genou comptent également. Une même tranche d'âge peut correspondre à des situations cliniques très différentes.
La discussion vise donc une décision individualisée, et non l'application d'un seuil arbitraire de « trop jeune » ou « trop âgé » pour être opéré.
Prothèse totale ou partielle : comment choisit-on ?
Lorsque la chirurgie prothétique est envisagée, le type de prothèse dépend notamment de la localisation de l'arthrose et de l'état global du genou.
La prothèse unicompartimentale (PUC) peut être discutée lorsque l'arthrose est limitée à un compartiment et que les autres conditions nécessaires sont réunies (notamment la stabilité ligamentaire et l'état des autres compartiments).
La prothèse totale de genou (PTG) peut être envisagée lorsque l'atteinte est plus étendue, lorsque plusieurs compartiments sont significativement touchés ou lorsque les conditions d'une PUC ne sont pas réunies.
Cette page ne détaille pas les techniques opératoires : elles sont expliquées sur les pages dédiées à la PTG et à la PUC. Lorsque l'indication technique le permet, certaines prothèses peuvent être posées avec une assistance robotique — voir la page sur la chirurgie robotique MAKO® pour comprendre ce que recouvre cette assistance, sans confondre technique et justification de l'opération.
Comment se prend la décision avec le chirurgien ?
La décision se prend le plus souvent après une discussion approfondie entre le patient et le chirurgien du genou. Elle repose sur la confrontation de plusieurs informations :
- symptômes rapportés par le patient ;
- examen clinique ;
- radiographies et, le cas échéant, autres examens déjà réalisés ;
- traitements déjà mis en œuvre et leur effet ;
- bénéfices attendus d'une prothèse ;
- risques et contraintes liés à la chirurgie ;
- attentes et objectifs du patient.
Quand consulter pour une arthrose du genou à Bordeaux ?
Une consultation est utile lorsque la douleur ou la gêne persistent, limitent la marche, les escaliers ou les activités habituelles, ou lorsque la question d'une prothèse commence à se poser après une prise en charge adaptée.
L'Institut du Genou, à la Clinique Tivoli-Ducos à Bordeaux, regroupe une équipe de chirurgiens spécialisés dans la chirurgie du genou. La consultation permet d'analyser le retentissement fonctionnel, l'imagerie et les options théutiques — conservatrices ou chirurgicales — en fonction de la situation de chaque patient.
Questions fréquentes sur la décision prothétique
Quand faut-il envisager une prothèse de genou ?
Une prothèse peut être discutée lorsque l'arthrose entraîne une douleur ou une gêne fonctionnelle suffisamment importantes pour altérer durablement la vie quotidienne, malgré une prise en charge non chirurgicale adaptée. La décision reste individualisée.
Une arthrose sévère à la radiographie suffit-elle pour poser une prothèse ?
Non. Une arthrose marquée sur une radiographie ne constitue pas à elle seule une indication de prothèse. Les symptômes, l'examen clinique et le retentissement fonctionnel doivent être pris en compte.
Faut-il avoir essayé tous les traitements avant une prothèse ?
Une prise en charge non chirurgicale adaptée est habituellement discutée avant la chirurgie, mais il n'existe pas de liste universelle obligatoire identique pour tous les patients. L'important est d'avoir exploré des options cohérentes avec la situation clinique.
Faut-il attendre le plus longtemps possible avant une prothèse de genou ?
Non. Il n'est ni souhaitable d'opérer trop tôt une arthrose peu symptomatique, ni d'attendre systématiquement une dégradation extrême. La décision dépend du retentissement réel, des traitements déjà essayés et du rapport bénéfice/risque.
Existe-t-il un âge idéal pour une prothèse de genou ?
Non. Il n'y a pas d'âge unique déterminant. L'indication repose sur l'ensemble de la situation clinique, fonctionnelle et des attentes du patient.
Comment choisit-on entre une PTG et une PUC ?
Le choix dépend notamment de la localisation de l'arthrose et de l'état global du genou. La PUC peut être discutée en arthrose unicompartmentaire ; la PTG lorsque l'atteinte est plus étendue ou lorsque les conditions d'une PUC ne sont pas réunies.
Peut-on envisager une prothèse si la douleur n'est pas permanente ?
Oui. Les symptômes d'arthrose peuvent fluctuer. Une douleur intermittente associée à une gêne fonctionnelle significative peut nécessiter une évaluation spécialisée.
Comprendre les options de prothèse
Si une solution prothétique est discutée, les pages dédiées à la prothèse totale et à la prothèse partielle permettent de comprendre les deux grandes orientations possibles, sans présumer du choix final.
Sources et références
Ce contenu s'inscrit dans le cadre des recommandations et informations publiques des organismes de référence ci-dessous. Aucune page d'accueil ne constitue à elle seule une référence précise sur la décision prothétique : les documents détaillés sur l'arthrose du genou et la prothèse doivent être recherchés directement sur leurs sites officiels, selon les publications en vigueur.
- Haute Autorité de santé (HAS)
- Assurance Maladie (Ameli)
- Société Française de Chirurgie Orthopédique et Traumatologique (SOFCOT)
Informations médicales rédigées ou validées par des chirurgiens orthopédistes spécialisés dans la chirurgie du genou à Bordeaux. Elles ne remplacent pas une consultation personnalisée.