Traitement chirurgical

Prothèse totale du genou (PTG) à Bordeaux

Arthrose avancée du genou : indications, déroulement, complications et récupération après prothèse totale

La prothèse totale du genou (PTG) est une chirurgie qui remplace les surfaces articulaires usées du genou (fémur, tibia, rotule) lorsque l’arthrose du genou est évoluée et symptomatique malgré un traitement médical adapté. Réalisée à la Clinique Tivoli-Ducos à Bordeaux, elle vise à diminuer les douleurs et à améliorer la fonction du genou.

L’intervention consiste à poser des composants prothétiques sur le fémur, le tibia et la rotule. Elle est discutée lorsque la douleur limite durablement le quotidien, après évaluation par un chirurgien du genou lors d’une consultation spécialisée.

Selon l’indication, l’intervention peut bénéficier de l’assistance robotique MAKO®, sous contrôle permanent du chirurgien.

La pose d’une prothèse ne se fait jamais dans l’urgence. Prendre le temps de comprendre l’intervention, ses bénéfices attendus et ses complications possibles fait partie intégrante de la préparation. Pour le déroulement pratique côté patient, voir le guide patient prothèse totale de genou.

Vidéo explicative — prothèse totale de genou avec le robot MAKO®.

Arthrose du genou : quand envisager une prothèse ?

La gonarthrose correspond à une usure progressive du cartilage articulaire. Son origine est multifactorielle : vieillissement, surpoids, antécédents traumatiques ou chirurgicaux, maladies rhumatologiques, déformations en varum ou valgum.

L’arthrose peut intéresser un ou plusieurs compartiments du genou :

  • compartiment fémoro-tibial interne ;
  • compartiment fémoro-tibial externe ;
  • compartiment fémoro-patellaire (rotule).

Elle entraîne progressivement douleur, raideur, boiterie et diminution de l’autonomie. L’évolution est lente mais tend à s’aggraver avec le temps.

Traitement médical avant d’envisager la chirurgie

Le traitement de l’arthrose est d’abord symptomatique : il n’existe pas de traitement curatif de l’usure cartilagineuse. Tant que la douleur reste acceptable, une prise en charge conservatrice doit être optimisée :

La prothèse n’est discutée qu’après échec d’un traitement médical bien conduit, lorsque la douleur limite durablement les activités quotidiennes, le sommeil ou la qualité de vie.

Quand proposer une prothèse totale de genou ?

La PTG est indiquée lorsque l’arthrose touche plusieurs compartiments ou lorsque l’usure est trop étendue pour une prothèse unicompartimentale (PUC).

Les situations les plus fréquentes sont :

  • gonarthrose tricompartimentale ;
  • arthrose diffuse avec déformation importante (genou varum ou valgum) ;
  • douleur invalidante malgré un traitement conservateur bien conduit ;
  • limitation fonctionnelle majeure au quotidien.

Pour approfondir les critères cliniques, consultez également la page quand poser une prothèse de genou et le guide patient prothèse totale de genou.

PTG, PUC ou prothèse fémoro-patellaire : quelle option ?

Le choix prothétique dépend du nombre de compartiments arthrosiques, de l’alignement du genou, de l’état des ligaments et de l’âge ou de l’activité du patient.

La PTG remplace les trois compartiments articulaires. Elle constitue la solution de référence lorsque l’arthrose est généralisée.

La PUC ne remplace qu’un seul compartiment fémoro-tibial lorsque les autres restent sains. La prothèse fémoro-patellaire cible une atteinte isolée de la rotule, situation plus rare.

  • PTG : arthrose étendue ou déformations importantes ;
  • PUC : arthrose localisée sur un compartiment fémoro-tibial ;
  • Prothèse fémoro-patellaire : atteinte isolée fémoro-patellaire, après bilan spécialisé.

Prothèse du genou avec assistance robotique MAKO®

Depuis 2018, la pose de prothèse totale ou unicompartimentale du genou peut être assistée par le robot MAKO® à la Clinique Tivoli-Ducos.

Un scanner préopératoire permet une planification tridimensionnelle personnalisée. En salle d’opération, le bras robotisé guide les coupes osseuses selon ce plan, sous contrôle permanent du chirurgien.

Cette assistance vise à améliorer la précision peropératoire du positionnement prothétique et l’équilibre ligamentaire. Les bénéfices cliniques restent variables et elle ne supprime pas les risques inhérents à la chirurgie.

En savoir plus sur la chirurgie robotique du genou avec MAKO®.

Planification 3D de prothèse de genou sur la console MAKO®
Planification 3D de prothèse de genou sur la console MAKO®
Intervention de prothèse de genou assistée par le robot MAKO®
Intervention de prothèse de genou assistée par le robot MAKO®

La prothèse Triathlon® utilisée en PTG

Lors d’une prothèse totale de genou, les composants fémoral, tibial et rotulien sont choisis en fonction de votre anatomie, de l’usure articulaire et du plan opératoire défini avec votre chirurgien.

Nous utilisons notamment la gamme Triathlon® Cementless (Stryker), prothèse totale de genou sans ciment dont la conception vise une bonne stabilité et une cinématique proche du genou naturel.

Le choix du modèle et du mode de fixation (avec ou sans ciment) est toujours individualisé. Pour en savoir plus sur les caractéristiques techniques de l’implant, vous pouvez consulter la fiche du fabricant via le lien ci-dessus.

Prothèse totale de genou Triathlon® — implant utilisé en chirurgie prothétique du genou
Prothèse totale de genou Triathlon® — implant utilisé en chirurgie prothétique du genou
Logo Stryker
Logo Stryker

Préparation à la chirurgie

Avant la consultation avec l’anesthésiste, un bilan préopératoire est indispensable :

  • bilan cardiaque si nécessaire ;
  • bilan sanguin ;

En parallèle, il est fortement recommandé d’arrêter de fumer et de perdre du poids en cas de surpoids. Des séances de rééducation préopératoire peuvent préparer la mobilité, la force musculaire et l’organisation de la rééducation postopératoire à domicile.

L’opération se déroule sous anesthésie générale ou rachianesthésie (péridurale). Le choix est discuté avec l’anesthésiste lors de la consultation pré-anesthésique.

Hospitalisation et programme RAAC

L’admission se fait la veille ou le jour même de l’intervention à la Clinique Tivoli-Ducos. Pensez à apporter vos cannes anglaises et vos bas de contention prescrits.

L’hospitalisation dure en moyenne un jour. Dans certaines situations, une chirurgie ambulatoire peut être proposée dans le cadre du protocole RAAC (Récupération Rapide Après Chirurgie).

L’intervention consiste à retirer les surfaces cartilagineuses et osseuses usées, puis à fixer les composants prothétiques fémoral, tibial et rotulien. La durée opératoire et la technique exacte sont adaptées à votre anatomie.

Risques et complications

Comme toute chirurgie majeure, la pose d’une prothèse totale de genou comporte des risques. Ils restent globalement peu fréquents, mais doivent être connus et acceptés avant l’intervention.

Une information loyale sur ces complications fait partie de la relation médicale. Elle ne vise pas à effrayer, mais à permettre une décision éclairée et une surveillance adaptée après l’opération.

Infection de prothèse

C’est la complication la plus redoutée. Elle reste heureusement rare grâce aux précautions pré-, per- et postopératoires.

Avant l’intervention : prélèvements, traitement des infections locales.

Pendant l’intervention : environnement stérile et antibioprophylaxie adaptée.

Après l’intervention : respect des consignes d’hygiène et surveillance clinique.

Une infection peut survenir plusieurs années après l’opération, notamment à l’occasion d’une infection d’un autre organe (abcès dentaire, sinusite, infection urinaire, digestive ou cutanée). Le germe peut alors migrer par la circulation sanguine et se fixer sur la prothèse, corps étranger dépourvu de défenses immunitaires efficaces : c’est l’infection hématogène.

Toute infection même banale doit être prise en charge rapidement avec votre médecin traitant si vous portez une prothèse.

Une infection de prothèse peut parfois guérir avec un lavage articulaire et une antibiothérapie prolongée. Dans d’autres cas, un changement partiel ou total de la prothèse est nécessaire, parfois en plusieurs temps.

Le risque infectieux est majoré en cas de diabète, surpoids, tabagisme, alcool excessif ou traitement immunosuppresseur.

Problèmes de cicatrisation cutanée

Une cicatrisation lente, un écartement ou une nécrose cutanée peuvent survenir au niveau de la voie d’abord.

Ce risque est plus élevé en cas d’incision antérieure préexistante, de diabète, de tabagisme ou de surpoids. L’arrêt du tabac avant l’intervention réduit ce risque.

Hématome, phlébite et embolie pulmonaire

Un hématome postopératoire est possible. Son évacuation chirurgicale reste exceptionnelle.

La phlébite et l’embolie pulmonaire sont des complications thrombo-emboliques graves mais rares. Elles sont prévenues par une mobilisation précoce et une anticoagulation préventive, généralement pendant 15 jours.

Signalez immédiatement toute douleur mollet, essoufflement ou douleur thoracique.

Algodystrophie et autres complications

L’algodystrophie (syndrome douloureux régional complexe) peut entraîner une douleur disproportionnée, un gonflement et une raideur prolongés. Une prise en charge spécialisée est parfois nécessaire.

D’autres complications, plus rares, incluent :

  • atteinte vasculaire ou nerveuse ;
  • fracture peropératoire ou postopératoire ;
  • raideur ou douleur persistante ;
  • instabilité ou malposition des composants ;
  • descellement ou usure de la prothèse.

À long terme, une usure ou un descellement des composants prothétiques peut survenir. Un suivi radiologique régulier permet de les dépister précocement.

Durée de vie et révision d’une prothèse du genou

La durée de vie moyenne d’une prothèse totale de genou est d’environ quinze à vingt ans, parfois davantage selon l’âge, le poids, l’activité et la qualité de la pose.

En cas d’usure ou de descellement, une révision prothétique peut être proposée. Cette chirurgie de reprise comporte des risques plus élevés que la pose de première intention et nécessite une expertise spécialisée.

Suites et récupération après prothèse du genou

Dès le retour au service, vous reprenez vos propres affaires et prenez votre premier repas assis au fauteuil. Les suites comprennent :

  • antalgiques adaptés à votre douleur ;
  • cryothérapie locale (environ trente minutes toutes les deux heures) ;
  • anticoagulation préventive ;
  • début immédiat de la rééducation, poursuivie en ville ou en centre.

Dans le cadre du protocole RAAC, l’appui total est le plus souvent autorisé dès l’après-midi de l’intervention, sous couvert de cannes anglaises.

Rééducation et reprise des activités

La rééducation conditionne une large part du résultat final. Elle vise à récupérer la mobilité, la marche, la force musculaire et l’autonomie.

Les délais indicatifs habituels sont les suivants :

  • récupération fonctionnelle significative vers le 3e mois ;
  • amélioration continue entre le 6e et le 12e mois ;
  • conduite automobile : en moyenne 3 à 4 semaines ;
  • vélo et natation : à partir du 1er mois ;
  • golf : à partir du 3e mois ;
  • tennis en double : à partir du 6e mois ;
  • tennis en simple, football, course à pied et ski : à éviter ou reprendre avec prudence et avis médical.

Un arrêt de travail peut être prescrit selon votre profession, en général entre un et trois mois.

Suivi postopératoire

Des consultations de contrôle clinique et radiologique sont programmées à 30 jours, 3 mois, 6 mois, puis tous les ans ou tous les deux ans.

Ce suivi permet de surveiller la consolidation, la mobilité, la fonction et l’état de la prothèse (usure, descellement). Signalez toute douleur nouvelle, gonflement persistant ou sensation d’instabilité entre deux rendez-vous.

Pour les questions pratiques du quotidien après l’opération, la FAQ prothèse de genou complète ces informations.

Prothèse du genou à Bordeaux : prise en charge à l’Institut du Genou

L’Institut du Genou regroupe des chirurgiens orthopédistes spécialisés du genou à Bordeaux. La pose d’une prothèse totale du genou s’inscrit dans une prise en charge structurée : consultation, bilan clinique et radiologique, discussion thérapeutique et préparation à l’intervention.

Les interventions sont réalisées à la Clinique Tivoli-Ducos. Selon l’anatomie, le stade d’arthrose et les objectifs du patient, le choix peut porter sur un traitement conservateur, une prothèse unicompartimentale (PUC) ou une PTG. L’assistance robotique MAKO® peut être proposée lorsque l’indication le permet.

Le parcours comprend une préparation préopératoire, une hospitalisation le plus souvent en programme RAAC et un suivi postopératoire avec rééducation. Pour le déroulement pratique côté patient, voir le guide patient prothèse totale de genou.

Les praticiens référents pour cette chirurgie prothétique sont le Dr Nicolas POMMIER, le Dr Stéphane EBRAD et la Dr Valérie LAFONTAN-CHANSEAU, selon votre prise en charge.

À retenir

La prothèse totale de genou soulage la douleur et restaure la fonction lorsque l’arthrose est avancée et que le traitement médical est insuffisant.

La préparation (bilan préopératoire, sevrage tabagique, perte de poids, rééducation précoce) influence fortement la qualité de la récupération.

Les complications existent : infection, cicatrisation, thrombose, raideur, usure à long terme. Elles restent globalement rares mais doivent être connues.

La pose d’une prothèse ne se décide jamais dans l’urgence. Prenez le temps d’en parler, de vous renseigner et de préparer votre intervention avec votre équipe médicale.

Questions fréquentes — Prothèse totale du genou (PTG) à Bordeaux

Quand propose-t-on une prothèse totale de genou (PTG) ?

Lorsque l’arthrose est avancée, la douleur est invalidante au quotidien et les traitements conservateurs (kinésithérapie, antalgiques, infiltrations, perte de poids) ne suffisent plus. La PTG est surtout indiquée lorsque plusieurs compartiments du genou sont atteints. Voir aussi la page quand poser une prothèse de genou.

PTG ou prothèse unicompartimentale (PUC) : comment choisir ?

La PUC est réservée à une arthrose localisée sur un seul compartiment fémoro-tibial. La PTG est indiquée lorsque l’usure touche plusieurs compartiments ou en présence de déformation importante. Voir la page prothèse partielle de genou (PUC).

Quelle est la durée de vie d’une prothèse totale de genou ?

En moyenne quinze à vingt ans, parfois davantage selon l’âge, le poids, l’activité et la qualité de la pose. Un suivi radiologique régulier permet de surveiller l’usure et le descellement.

Quel est le rôle du robot MAKO® dans une PTG ?

Le robot MAKO® assiste la planification 3D et les coupes osseuses selon un plan personnalisé, sous contrôle permanent du chirurgien. Il ne remplace pas le geste du chirurgien et ne supprime pas les risques de la chirurgie. Disponible à la Clinique Tivoli-Ducos depuis 2018. Voir la page chirurgie robotique du genou.

Quels sont les principaux risques d’une prothèse totale de genou ?

Les plus redoutés sont l’infection (y compris tardive par voie hématogène), les troubles de cicatrisation, l’hématome, la phlébite ou l’embolie pulmonaire, l’algodystrophie, la raideur persistante et, à long terme, l’usure ou le descellement de la prothèse.

Informations médicales rédigées ou validées par des chirurgiens orthopédistes spécialisés dans la chirurgie du genou à Bordeaux. Elles ne remplacent pas une consultation personnalisée.